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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 16:23

Issun est l'un des deux héros d'Ōkami. Il partage la vedette pendant la quasi-totalité du jeu avec Amaterasu. Même s'il s'en défend, il passe la plupart du temps pour une sorte de petit insecte. Il se voit même d'ailleurs affublé du sobriquet de "petite puce". Mais Issun est bien un humain, certes de petite taille, mais un humain.

En réalité, Issun est le diminutif d'Issun-bōshi, un enfant héros d'un conte japonais très célèbre. Laissez-moi vous le narrer :

Il était une fois un couple vivant seul et sans enfant. Ils avaient une vie heureuse, mais la femme commençait à prendre de l'âge, et n'avait jamais pu enfanter. Elle savait que bientôt, il serait trop tard, et chaque soir, elle priait fermement. Un soir, elle s'exclama : "S'il vous plait, accordez moi un enfant. Un seul enfant, qu'il soit petit ou grand, cela n'a pas d'importance. Même tout petit je l'aimerais et le chérirais. Même s'il ne faisait que la taille de mon petit doigt, cela ne ferait rien, je l'aimerais tout autant. Mais s'il vous plait, accordez moi un enfant !".

Ce n'était certes pas la première fois qu'elle priait, mais y avait-elle mis encore plus de conviction ce soir-là qu'un autre ? Toujours est-il que le miracle se produisit, et elle fut enceinte dès le lendemain.

Neuf mois plus tard, elle accoucha et donna naissance à son fils unique. Mais à sa grande surprise, il était tout petit, étrangement petit. Fidèle à sa promesse, sa mère lui apporta tout son amour. Il fut nommé Issun-bōshi, ce qui signfie en japonais "le garçon de  3 cm" (Issun est une unité de mesure qui équivaut à environ 3 cm et bōshi veut dire garçon). Issun-bōshi grandit entouré de l'affection de ses 2 parents. Enfin, grandit pas tant que cela en réalité. En maturité et en intelligence, il n'y avait aucun souci. Mais il ne prenait pas un seul centimètre et restait d'une taille minuscule.

Un jour, alors qu'il était adolescent, il réalisa qu'il ne grandirait peut-être jamais. Et il se demanda ce qu'il ferait de sa vie. Quel travail pourrait-il faire ? Quelle place trouverait-il dans la société ? Il décida alors de quiter le domicile de ses parents et leur fit la promesse de revenir lorsqu'il serait un beau et surtout un grand jeune homme. Ceux-ci lui confièrent un bol de riz, une paire de baguettes, une aiguille en guise d'épée et une paille dont il se servit comme étui pour son aiguille.

Il prit alors la route en direction de la capitale. Son père et sa mère lui demandèrent comment il comptait se rendre dans une ville aussi éloignée. Il faut dire qu'avec sa petite taille, Issun-bōshi ne marchait pas vite ! Mais Issun-bōshi avait plus d'un tour dans son sac, et il leur expliqua qu'il se servirait du courant de la rivière. Il retourna alors le bol dans la rivière, s'installa dedans, et se servit des baguettes comme de deux rames. Ainsi, il descendit la rivière jusqu'aux portes de la capitale.

 

Armé de son aiguille rangée dans sa paille comme dans un fourreau, il se prenait pour un petit samouraï. Après une traversée sans encombre, il arriva enfin à la capitale. La ville était gigantesque, et  Issun-bōshi se sentit tout d'abord un peu perdu. Il y avait aussi beaucoup d'animation, et s'il n'y prenait pas garde, il risquait à tout moment de se faire écraser. Il était néanmoins ravi et émerveillé de tout ce qu'il voyait. Puis, il se mit à la recherche d'un travail. Bientôt, il aperçut une splendide et luxueuse maison, et s'y rendit.

 

Il sonna à la porte, et le majordome vint lui ouvrir. Il cria alors de toutes ses forces : "Je me nomme Issun-bōshi et je suis un samouraï. Voudriez-vous m'engager ?". Le majordome regarda autour de lui, ne vit personne et se dit à lui-même à haute voix : "Ce doit être une blague". Il commença alors à renfermer la porte, et  Issun-bōshi cria de nouveau : "Mais si, regardez par là, à vos pieds, je suis là !".


Il proposa alors ses services à cette famille noble, et à sa grande surprise, il fut embauché du premier coup. Le père de famille avait une fille unique, et il se dit qu'Issun-bōshi serait à la fois un bon compagnon et peut-être même un bon garde du corps, puisque c'est comme cela que le jeune garçon s'était présenté. La jeune fille l'adopta tout de suite, et tous les deux s'entendirent très bien. Issun-bōshi composait des poèmes pour la jeune fille, ils riaient bien ensemble, et Issun-bōshi était nourri, logé, et reçevait même un peu d'argent.

 

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commentaires

al83 24/11/2009 20:18


Hé hé c'est bien ce qui me semblait ! J'adore Muramasa et je suis impatient d'avoir ton avis sur ce jeu !!! C'est pour cette raison que ce sera mon prochain jeu de la semaine.


Diddu 25/11/2009 22:56


Muramasa n'est certes pas parfait, mais je ne peux que l'apprécier ^^


al83 22/11/2009 23:02


Magnifique conte ! D'ailleurs il me rappelle un passage de Murasama que j'ai franchi aujourd'hui même !


Diddu 24/11/2009 14:41


Oui, c'est au cours de l'histoire de Momohime, j'ai vu ça moi aussi. On commence le combat dans le ventre d'un Oni avant de l'achever normalement. Il y a beaucoup de références communes dans ces 2
jeux (La roue de feu, les Oni, le cyclope bleu, le taureau démon, etc... Le nom d'Amaterasu est même cité, mais on ne la voit pas). Si j'en ai le temps, j'aimerais bien décrypter les références
japonaises de Muramasa, tout comme je le fais pour Okami.


Gin tonic 19/11/2009 18:31


Très joli conte, les illustrations sont superbes.


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