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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 16:00
Les Niō sont des dieux qui gardent l'entrée de nombreux temples bouddhiques au Japon. Ils sont généralement disposés de chaque côté de la porte d'entrée principale des temples. Ils servent à protéger le temple des esprits maléfiques et des démons. Les dieux Niō sont deux frères, Kongorikishi et Shukongoshin, l'un gardant toujours la bouche fermée et représenant la force intérieure contenue, l'autre la bouche ouverte et représentant la puissance exprimée. Je vous invite à consulter l'article que je leur avais consacré à l'occasion de la description de la porte Daimon du Mont Koya pour en apprendre plus sur eux.

http://lock07.free.fr/Okami/Kongo_Rishiki_(Guardian_Deity)_at_the_Central_Gate_of_Horyuji(Medium).jpg
On retrouve les 2 Niō dans Ōkami, mais curieusement, ils ne sont pas placés à l'entrée d'un temple, mais dans le dojo d'Onigiri-Sensei, le maitre d'arts martiaux du jeu. Vous pouvez d'ailleurs remarquer sur l'image ci-dessous que de nombreux autres éléments typiques de la culture nippone ont été placés en ce lieu, tels que les pousses de bambou, les lanternes de pierre, les panneaux coulissants en papier ou encore le jardin sec.

http://lock07.free.fr/Okami/Ni%26%23333%3B.jpg
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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 15:04

Dans Ōkami, une immense, étrange et menaçante statue se dresse sur le chemin d'Amaterasu lors de son périple sur l'ile Oni. C'est Raijin (ou Raiden selon les traductions), le dieu japonais de la foudre !

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Raijin est l'un des dieux les plus imposants de la mythologie japonaise. Un peu à la manière de Zeus chez les grecs ou de Jupiter chez les romains, il contrôle en effet le tonerre et les éclairs. C'est d'ailleurs ainsi que son nom a été créé, puisque Raijin se décompose en "rai (, rai = tonnerre)" et "jin (, jin = dieu)" tandis que Raiden employe le même "rai (, rai = tonnerre)" et "den (, den= éclair)". A noter que le , jin qui signifie dieu se prononce ici jin, mais peut aussi se prononcer kami, qui est l'autre terme désignant les divinités, notamment dans la religion shintoïste, comme expliqué ici

 

http://lock07.free.fr/Okami/Sanjusangendo_Raijin.jpg

Raijin est toujours représenté sous l'apparence d'un dieu menaçant. Il joue du tambour japonais, le taiko et c'est en frappant la membrane du taiko qu'il produit le tonnerre. Il est à noter que ses taiko sont systématiquement ornés du symbôle tomoe, qui ressemble à 3 virgules intriquées les unes dans les autres au sein d'un cercle. Enfin, ses pieds ne sont jamais posés à même le sol, mais sur un amas de nuages, faisant de lui une créature uniquement céleste.

http://lock07.free.fr/Okami/Raijin-nikko.jpg
Raijin apparait dans de nombreux temples au Japon, tels que le Sanjusangendō à Kyōto ou encore le Taiyuin-byo à Nikkō. Il apparait aussi dans de nombreuses oeuvres culturelles japonaises. Et c'est donc ainsi qu'on le retrouve dans Ōkami, où sa relation avec la foudre est d'autant plus mise en valeur qu'il faut user du pouvoir Eclair Souverain de Gekigami, afin d'activer différents mécanismes.

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 14:43

Ōkami regorge de références japonaises, à tel point qu'il ne se produit pas un moment où l'on n'en croise pas au moins une au cours du jeu. Le jeu tout entier baigne dans la culture nippone, que ce soit dans les personnages qu'il fait intervenir, la mythologie shintoïste qui sert de socle à son scénario, les contes populaires qui sont autant de prétextes pour agrémenter le voyage de quêtes secondaires, la bande originale du jeu entièrement jouée par des instruments de musique traditionnels, le graphisme imitant les estampes ukiyo-e ou bien encore le bestiaire du jeu directement inspiré des yōkai japonais.
Mais toutes ces références sont suffisament visibles pour que même le non-initié les repère. Sans même connaitre l'histoire du Japon par exemple, on devine que tel évènement fait référence à un personnage probablement historique. Ou encore que tel histoire s'inspire d'un conte traditionnel. Ce blog a d'ailleurs la modeste ambition de partager les innombrables références qui parsèment le jeu.
Mais au-delà de tous ces aspects, Ōkami reste littéralement ancré dans une ambiance typiquement japonaise, et cela est sans doute au moins en partie dû à tous ces petits éléments de décor qui n'ont pas de réelle utilité dans le jeu, si ce n'est la fonction d'installer une atmosphère évoquant immédiatement le Japon.

Cette partie du blog est donc consacrée à tous ces objets chargés d'une forte valeur symbolique et nous transportant à eux seuls au coeur du Japon

http://lock07.free.fr/Okami/Hana(Medium).JPG
Partons ensemble à leur découverte :

- Taiko - Le tambour japonais
- Raijin - La statue du dieu japonais de la foudre
- Niō - Les statues des dieux gardiens des temples bouddhiques
- Bouddha - L'illuminé
- Jizō bosatsu - Le protecteur des enfants morts
- Yūrei - Le fantôme japonais
- Maneki-neko - Le chat porte-bonheur
- Daruma - La figurine à voeux
- Kokeshi - Les poupées traditionnelles japonaises
- Teru teru bōzu - Les poupées du beau temps
- Fūrin - La clochette à vent
- Shachihoko - Le yōkai qui fait pleuvoir
- Ishi doro - Les lanternes de pierre
- Seisatsu - Le panneau de signalisation japonais en bois
- Torii - Le portail sacré des sanctuaires shintoïstes
- Shimenawa - La corde de paille des sanctuaires shintoïsteshttp://lock07.free.fr/Okami/184(WinCE).JPG
- Onsen - Les sources d'eau chaude
- Shishi odoshi - Les fontaines en bambou
- Jardin zen - Le jardin sec
- Hanami - La contemplation des cerisiers en fleur
- Les camélias du Japon - Sazanka et Tsubaki
- Les pivoines du Japon - Shakuyaku et Botan
- Le riz
- Sake - L'alcool de riz
- Hanabi - Les feux d'artifice
- Symbolique du soleil
- Symbolique de la lune

Si vous pensez à d'autres objets ou symboles japonais dans Ōkami, n'hésitez pas à me les signaler.

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 17:33
Orochi est le principal adversaire d'Amaterasu pendant la quasi-totalité d'Ōkami, avant que le final du jeu ne nous révèle que celui-ci n'est finalement qu'un monstre engendré par Yami. Néanmoins, Orochi assure sans mal sa position d'ennemi le plus terrifiant et justifie parfaitement la mise en place du scénario.

http://lock07.free.fr/Okami/Orochi(Medium).JPG
Ce dragon à huit têtes fut banni il y a 100 ans par le guerrier Izanagi et le loup blanc Shiranui. Chaque tête symbolise un pouvoir de la nature : le feu, la terre, le poison, la foudre, l'eau, le vent, les ténèbres et la lumière. La cloche géante sur son dos résonne 108 fois, un son pour chaque errement humain. Les légendes prétendent qu'Izanagi évita l'attaque des têtes puis fit boire le légendaire saké des 8 purifications à Orochi lorsque les têtes hurlaient furieusement. Izanagi nargua la tête d'eau en attaquant alors qu'il prenait un bain. La tête de foudre perd patience lorsqu'elle perd de vue sa proie. Le poison et le vent peuvent être contré avec un souffle divin.

Aucun monstre ne peut inspirer autant de crainte que ce dragon. Cette mythique créature possède huit têtes et huit queues et un corps aussi grand qu'une montagne. Ses yeux ardents sont emplis d'une rage constante et son ventre imprégné de sang. C'est Orochi, le légendaire dragon friand de saké. Le nom d'Orochi est traduit par "le sommet des esprits ténébreux".

http://lock07.free.fr/Okami/800px-TrueOrochi.jpg
Orochi est donc la transposition fidèle du légendaire dragon à 8 têtes de la mythologie japonaise shintoïste : Yamata no Orochi.
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 15:26
L'histoire d'Ōkami s'ouvre sur une légende, qui n'est autre que la transposition légèrement adaptée pour les besoins du jeu du récit narré dans le Kojiki, l'équivalent japonais de notre bible :

http://lock07.free.fr/Okami/Malediction(Medium).JPG
Il y a longtemps, très longtemps... Dans le Nippon ancien existait le paisible petit village de Kamiki, entouré de majestueux cerisiers, chacun de ses arbres était honoré comme un kami. Cependant, Kamiki recelait également de sombres traditions. Pour satisfaire l'appétit d'Orochi, le légendaire dragon, une jeune fille devait être sacrifiée lors de la cérémonie annuelle du village. Le corps de la bête était grand comme une montagne et ses cous portant ses huit têtes aussi épais que des troncs d'arbres. Ses yeux injectés de sang maudissaient ceux qui croisaient son regard. Aucun être n'osait résister à ce monstre terrifiant. Quand la nuit du sacrifice approchait... Un mystérieux loup blanc apparaissait près du village. Ce loup, dont la fourrure était blanche comme neige, fut surnommé Shiranui. Le loup accompagnait ceux qui s'aventuraient hors des plaines, et rôdait silencieusement dans les rues du village pendant la nuit. Les gens pensaient que le loup faisait parti du clan d'Orochi. Un villageois décida alors d'affronter le mystérieux Shiranui. Le grand guerrier Izanagi défia plusieurs fois le loup blanc. Mais à chaque fois, il se heurta à la rapidité de l'animal. Shiranui se déplaçait comme le vent, évitant avec agilité toutes les attaques du guerrier. Et puis... La nuit du festival maudit arriva. Chaque année, une flèche à plume blanche venait annoncer le moment du sacrifice. Perçant le ciel, la flèche maudite se planta sur le toit d'Izanami, la plus belle fille du village. Izanagi, qui couvait en secret un amour passionné pour Izanami, fut enragé par le message funeste. Il traversa les plaines jusqu'au repaire d'Orochi à la place de sa bien-aimée, décidé à mettre fin à l'existence du dragon. Orochi se tapissait dans les ténèbres de la Cave de la Lune. Alors qu'Izanagi se tenait courageusement devant l'entrée... Les huit têtes de la bête apparurent, les yeux écarlates. Le grand Orochi était là, prêt à dévorer sa nouvelle victime. Izanagi bondit vers le monstre, faisant danser sa lame avec grâce. Sans répit, il combattu le dragon sous la nuit noire. Mais Orochi était résistant comme l'acier et la lame du guerrier ne pouvait qu'effleurer cette cuirasse indestructible. A bout de forces, Izanagi tomba sur le sol comme un vulgaire sac de riz. Il savait que sa dernière heure était venue. Résigné, il était prêt à embrasser le doux baiser de la mort et à rejoindre l'autre monde. C'est alors qu'il apparut. Comme pour portéger Izanagi, il se dressa devant Orochi. Malgré la nuit noire, sa fourrure brillait comme la lumière. C'était Shiranui, le loup blanc. Sortant ses griffes puissantes, il bondit férocement vers Orochi. Les têtes terrifiantes du dragon armaient leurs crocs pour la bataille. Les deux bêtes luttèrent sauvagement. Le spectacle continuait, à la fois étrange et terrifiant. Shiranui invoquait les vents divins pour repousser les flammes du dragon. Alors qu'Orochi avançait les crocs en avant... un arbre gigantesque poussa soudainement, protégeant le loup blanc de son ennemi. De toutes ses forces, Shiranui combattu vaillamment. Cependant... Orochi était protégé par un étrange pouvoir et semblait invincible. Le manteau blanc du loup s'était teint en rouge. Epuisé et blessé, Shiranui s'affaissa devant le puissant Orochi. Le dragon s'approcha, prêt à délivrer le coup de grâce. Mais le noble Shiranui refusa d'abandonner. Rassemblant ses dernières forces, le loup majesteux poussa un dernier hurlement puissant vers les cieux. Les nuages sombres se dissipèrent et la lune d'or se refléta sur l'épée d'Izanagi tel un rayon d'espoir. Le guerrier, qui s'était réfugié en attendant le moment propice, sorti de l'obscurité guidé par la lumière réfléchie sur son arme. Avec l'énergie du désespoir, Izanagi frappa Orochi de ses bras épuisés. L'épée de lumière valsait telle une poupée au bout d'un fil. Une par une, les têtes du puissant dragon se détachèrent de son corps. Vaincu, Orochi s'effondra dans un lac de sang. La malédiction qui s'était abattue sur le village était enfin levée. Et tandis que la bataille se terminait, le soleil rayonna de nouveau dans le ciel bleu. Shiranui respirait à peine, succombant au poison d'Orochi. Izanagi pris le loup dans ses bras et retourna à Kamiki. Quand ils arrivèrent au village, le loup blanc ne bougeait plus. Le chef du village caressa doucement la tête de l'animal. Shiranui laissa échapper un dernier jappement... Puis fermant les yeux, il s'endormit pour toujours. La paix était revenue sur le village. En l'honneur des exploits de Shiranui, les villageois lui érigèrent un sanctuaire avec une statue de loup. L'épée d'Izanagi fut baptisée "Tsukuyomi", puis placée dans la Cave de la Lune. Le village pouvait désormais vivre en paix.

Cependant, cette histoire n'est pas encore terminé. Personne ne connait la véritable suite de cette aventure... Une centaine d'années se sont écoulées depuis les héroïques exploits du grand guerrier Izanagi et du loup blanc Shiranui. Le temps est passé si vite... Personne dans le village ne pouvait prévoir la tragédie qui allait arriver.


Ce récit ouvre le jeu et il est admirable à plusieurs reprises. Le style d'écriture tout d'abord est typique des grandes épopées d'aventure du Japon féodal, comme le célèbre roman d'Eiji Yoshikawa La pierre et le sabre. Le thème abordé ensuite, celui du combat certes, mais aussi des valeurs qui triomphent : l'entraide, le sacrifice ou encore le sens du devoir, valeurs toutes japonaises. Enfin, il est mis en images au travers d'esquisses à l'encre de Chine, avec des images qui défilent comme sur des rouleaux de parchemin. Et quelques animations colorées viennent parfois renforcer certains passages, comme lorsque des feuilles de cerisiers ou d'érables traversent l'écran. Et il ne faut pas oublier la somptueuse musique issue du folklore traditionnel japonais. Bref, en quelques minutes seulement, l'introduction du jeu nous initie certes au scénario mais nous plonge aussi et surtout dans une envoutante atmosphère des temps anciens du Japon.
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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 15:49
Sekisho est une zone de contrôle des voyageurs entre la campagne de Takayama et la péninsule de Ryoshima dans Ōkami. La délimitation naturelle entre ces deux zones est formée par une large rivière que seul un grand pont en bois laqué rouge permet de traverser. Suite aux évènements qui sèment le trouble à la capitale Seian, l'accès est néanmoins fermé et le pont est relevé, deux gardes frontières veillant sur ce poste de contrôle. Et il faudra toute la malice d'Amaterasu pour se faire ouvrir le passage.

http://lock07.free.fr/Okami/Sekisho.JPG

http://lock07.free.fr/Okami/Sekisho2.JPG

 

La zone de Sekisho est une référence directe à l'ancienne barrière d'Hakone Sekisho, construite comme son nom l'indique à Hakone durant l'ère Edo par le shogun Tokugawa, en 1618 pour être exact. Hakone Sekisho était en réalité un poste-frontière sur l'ancienne Tōkaidō, la principale route qui traversait le pays et qui reliait Kyōto à Edo, la future Tōkyō. 

La Tōkaidō existe toujours de nos jours, et c'est même l'axe de circulation le plus dense au monde. Elle est constituée de plusieurs routes et autoroutes parallèles et de voies de chemin de fer et relie toujours les 2 capitales, en passant par Nagoya et Ōsaka. A l'ouest, elle se prolonge même jusqu'à Fukuoka sur l'ile de Kyushu. Elle traverse donc désormais le pays dans toute la longueur.

Il n'y a bien entendu plus de poste frontière de nos jours, mais le site d'Hakone Sekisho a été conservé et se visite. Il n'est pas constitué d'un pont enjambant une rivière, mais la reconstitution de l'ensemble des bâtiments permet de bien comprendre comment il fonctionnait à l'époque.

 

http://lock07.free.fr/Okami/HakoneSekisho.jpg

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 15:53
Le pont Gojo (ou Gojo Ohashi en japonais) est l'un des deux principaux ponts de la ville de Kyōto. Il se nomme ainsi car il débouche tout simplement sur l'avenue du même nom.

http://lock07.free.fr/Okami/GojoOhashi.jpg                                   Le pont Gojo à Kyōto, où figurent 2 statues représentant Benkei et Ushiwaka.

Il est particulièrement connu pour avoir été le lieu d'affrontement entre Minamoto no Yoshitsune alias Ushikawa et Saitō Musashibō Benkei alias Benkei. Dans ce célèbre épisode de l'histoire du Japon, Benkei, un moine guerrier collectionneur de sabre, affronta en combat singulier Ushiwaka, un autre guerrier, afin de le dépouiller de son sabre. D'après la légende, ce combat fut son millième sur ce pont, et fut celui de sa seule et unique défaite. Mais eu lieu de se conclure par la mise à mort du vaincu comme telle était la règle en cette époque, cette défaite fut au contraire le début d'une longue et indéfectible amitié. La fidelité étant une qualité particulièrement appréciée au Japon, cette histoire trouve donc un écho important dans le pays.

http://lock07.free.fr/Okami/PontGojo.JPG
Et on la retrouve donc dans Ōkami, puisque Benkei se trouve sur le pont Gojo et cherche à s'emparer de son millième sabre. Néanmoins, à la différence de l'histoire véridique, cette millième arme n'est pas portée par Ushiwaka, mais gît au fond de l'eau. Il est à noter que la présence du pont Gojo dans la ville de Seian renforce l'idée que cette ville est bien une représentation de Kyōto. Dans le jeu, le pont Gojo est la principale délimitation entre le quartier noble et le quartier populaire de la ville.

http://lock07.free.fr/Okami/PontGojo2.JPG
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 16:41
Seian est la capitale du Nippon dans Ōkami. C'est donc logiquement la plus grande ville du jeu, mais aussi le lieu de rencontre de très nombreux personnages, à commencer par l'Empereur du Nippon lui-même, ainsi que la Reine Himiko, qui vivent tous les deux dans des palais situés dans le quartier noble de la ville. Seian est effectivement divisée en deux zones bien distinctes : le quartier noble d'une part, où vivent les dirigeants du pays ainsi que les aristocrates de la capitale, et le quartier populaire d'autre part, où vivent la majorité des citadins, ainsi que de très nombreux commercants.

En tant que capitale, Seian est en effet une ville très riche et grouillante d'activité. On y trouve notamment un restaurant, plusieurs commerces spécialisés (vente d'armes, bazar, magasin de kimonos avec son vendeur d'étoffe et teinturier, ...), mais aussi un charpentier, un inventeur génial, un moine itinérant, ou encore la base arrière de la secte Tao ainsi que de très nombreux habitants ayant chacun leur propre histoire et leur quête annexe dédiée.

http://lock07.free.fr/Okami/oka-area-sei-an.jpg
La ville de Seian est inspirée par l'ancienne Kyōto, Heian-Kyō. Dans la version japonaise du jeu, Seian se nomme d'ailleurs Seian-Kyō.
Le nom Seian correspond en réalité à la prononciation japonaise de la ville chinoise de Xian, qui fut la source d'inspiration pour les architectes japonais au VIIIème siècle lorsqu'ils batirent Heian-Kyō, l'actuelle Kyōto.
On retrouve ces liens dans l'étymologie de ces différents noms de villes : En chinois, Xian signifie "la paix de l'ouest". En japonais, Heian-Kyō signifie "la capitale de la paix et de la tranquilité". Et toujours en japonais, Seian-Kyō signifie finalement "la capitale de la paix de l'ouest".
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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 15:12
Le mont Fuji, volcan désormais éteint, qui se dresse au centre de l'ile d'Honshu, est le plus haut sommet du Japon. Mais c'est aussi une montagne qui revêt un caractère sacré dans la tradition et dans la culture japonaises. Ainsi, de nombreuses références mythologiques et religieuses lui sont rattachées. On peut notamment signaler le conte du coupeur de bambou et de la princesse Kaguya, dans lequel l'empereur du Japon aurait jeté un elixir d'immortalité ainsi qu'une lettre destinée à la princesse de la lune, au centre du cratère du Mont Fuji. En renonçant ainsi à la vie éternelle (car cette dernière n'avait pas de sens s'il n'était pas aux côtés de la princesse Kaguya, sa bien-aimée), il nomma le mont "éternité", qui se dit Fuji en japonais. Une autre légende shintoïste fait du Mont Fuji le lieu de résidence de la princesse Sakuya, la princesse symbôle de l'éphémère, mais aussi des fleurs de cerisier. L'éphémère s'oppose bien entendu à l'éternité du Mont qui, pour le peuple japonais, a toujours été là et le sera pour toujours. Citons encore la symbolique bouddhique du Mont Fuji qui, de par sa forme parfaitement sphérique, représente un idéal à atteindre et l'harmonie parfaite.

http://lock07.free.fr/Okami/fuji-sama-579629fb8.jpg
Bref, le Mont Fuji est certainement l'un des symboles les plus importants de la culture japonaise. Il est aussi celui qui a inspiré le plus grand nombre d'artistes, et notamment les peintres d'Ukiyo-e, cet art japonais de l'estampe auquel Okami ne cesse de faire référence. Et il était donc tout à fait logique, incontournable même, que le Mont Fuji apparaisse dans Okami. Il est figuré tout en majesté et en simplicité, ce qui demeure finalement sans doute la représentation la plus proche de celle qu'en ont les japonais.

http://lock07.free.fr/Okami/Fuji3.jpg
http://lock07.free.fr/Okami/Fuji2.jpg
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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 15:44
Au large de la péninsule de Ryoshima, se dressent deux rochers reliés par une corde. Comme nombre d'éléments dans Ōkami, ces rochers ne font pas seulement partie du décor, mais constituent une référence à un site japonais très célèbre.

http://lock07.free.fr/Okami/RochersRyoshima.jpg
Ce site, ce sont les rochers mariés de Meoto Iwa, sur la péninsule d'Ise. La corde qui les relie est un shimenawa, c'est à dire une corde tressée dans de la paille de riz. Le shimenawa est un symbole très important dans la religion shintoïste qui sert à délimiter une zone considérée comme sacrée. Et en effet, les rochers de Meoto Iwa symbolisent dans cette religion les deux divinités (kamis) fondatrices du Japon : Izanagi et Izanami, et plus précisement leur union. Le plus petit rocher représente Izanami, tandis que le plus grand représente son mari Izanagi. Un Torii se trouve au sommet de ce dernier.

http://lock07.free.fr/Okami/meotoiwa1.jpg
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