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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 10:02

Muramasa Rebirth : The Demon Blade sort aujourd'hui en Amérique du Nord sur Playstation Vita. Voici pour l'occasion une dernière bande-annonce de lancement du jeu, qui nous rappelle les deux scénarios croisés des deux héros du jeu, immergés dans le Japon médiéval.

 


Pour rappel, Muramasa : The Demon Blade est un jeu impregné de culture japonaise traditionnelle, dont vous trouverez un large aperçu sur ce blog.
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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 14:33

Muramasa : The Demon Blade, l'excellent jeu d'action de Vanillaware déjà sorti sur Wii va revenir sous la forme d'un portage sur Playstation Vita. Le jeu est prévu pour le 28 mars 2013 au Japon.

 

http://www.maql.co.jp/special/game/vita/oboromuramasa/about/img/01.jpg

 

Pour l'occasion, il sera enrichi par 4 DLC mettant en scène 4 nouveaux personnages dans 4 nouveaux scénarii se déroulant durant l'ère Genroku. Une excellente occasion de découvrir ce jeu qui nous immerge dans la culture japonaise des samouraïs ainsi que dans la mythologie et le folklore nippons. Mythologie d'ailleurs décryptée ici-même : http://experience-japon.over-blog.com/pages/Mythologie_Muramasa-5600039.html

 

http://www.maql.co.jp/special/game/vita/oboromuramasa/img/top/title.png

 

Marvelous, l'éditeur du jeu, vient d'ouvrir le site officiel de ce portage. En voici l'adresse : http://www.maql.co.jp/special/game/vita/oboromuramasa/index.html

 

http://www.maql.co.jp/special/game/vita/oboromuramasa/about/img/04.jpg

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 08:04

L'éditeur japonais Marvelous AQL a annoncé cette semaine à l'occasion du TGS 2012 le portage de l'excellent jeu Wii Muramasa : The Demon Blade (Oboro Muramasa en version japonaise) sur PS Vita pour le 28 mars 2013. Le jeu sortira pour un prix conseillé de 4 980 yens (soit environ 50€) et devrait être enrichi de contenu supplémentaire, sans que l'on ne sache encore s'il s'agira de DLC ou si celui-ci sera inclus de base.

 

http://a403.idata.over-blog.com/600x337/0/01/53/72/PSVITA/muramasa.png

 

Une belle occasion supplémentaired découvrir ce jeu, riche de très aspects culturels traditionnels japonais détaillés ici-même : Mythologie Muramasa.

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 09:40

Les Kagoya sont les porteurs de palanquin dans Muramasa, ou plus exactement de kago, la version plus réduite du palanquin. Un palanquin est une chaise à porteur dont l'usage est encore en vigueur de nos jours, plus par attrait touristique que pour sa réelle utilité locomotrice.

 

http://lock07.free.fr/Muramasa/kagoya.jpg

 

Le kago est une version moins luxueuse du palanquin : 2 porteurs soutiennent une perche en bambou sur laquelle est fixée une sorte de nacelle où le voyageur se tient assis. Une étoffe de tissu vient couvrir chacun des deux côtés de cette nacelle, comme 2 volets qu'il est possible de relever ou de descendre afin d'isoler le voyageur. Le kago était très populaire et un moyen de déplacement fréquent durant l'ère Edo au Japon. Il était réputé pour être maniable, plutôt confortable et assez bien adapté aux chemins de campagne ou montagneux.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/72/Kisokaido08_Kumagai.jpg

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 09:38

Les oiran correspondent à l'image qu'on a souvent des geishas en occident. Car si les geishas ne sont pas des courtisanes, les oirans étaient quand à elles bel et bien des prostituées de haut-rang durant l'ère Edo au Japon. Le terme oiran signifie en japonais première fleur, un mot plutôt flatteur donc pour exprimer leur métier. Ce dernier ne se limitait d'ailleurs en rien aux seules relations sexuelles, puisque les courtisanes japonaises étaient réputées pour leur grâce et leur maitrise des arts, que ce soit leurs talents de musiciennes, de poètes, de composition ou de calligraphie. Leur raffinement s'exprimait aussi dans leurs tenues vestimentaires qui, loin d'être à la marge, dictaient même en réalité la mode de l'époque. Ainsi, les orian s'habillaient avec des tissus luxueux et colorés. Leur chaussures, de grandes et hautes geta, les obligeait à se déplacer lentement et de façon ostentatoire. Enfin, leur coiffure était aussi remarquable, savamment travaillée et tenue par de grandes épingles à cheveux colorées.

 

http://www.pem.org/writable/resources/image/overlay_full/e300132woodblockprint-_copy1.jpg

 

Toutes ces caractéristiques sont fidèlement reprises dans la représentation qu'en fait Muramasa, où il est possible de croiser plusieurs oirans dans certaines bâtisses des grandes villes du jeu, notamment à Edo.

 

http://lock07.free.fr/Muramasa/Oiran.jpg

 

http://www.henshin-maiko.com/image/system/oiran.jpg

 

http://homepage2.nifty.com/kyotosijo/oiranb.JPG

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 12:14

Comme nous l'avons vu dans l'article précédent, la place de la femme dans la société japonaise a longtemps été celle d'une personne soumise, surtout durant l'ère Meiji. De nos jours, surtout avec les générations nées après-guerre, les mentalités changent et évoluent. Les femmes peuvent prétendre à bien plus de libertés que leurs ainées. Pourtant, la conception d'une cellule familiale traditionnelle avec une mère au foyer reste forte, cliché en outre souvent relayé dans la culture cinématographique populaire. La réalité est cependant un peu plus contrastée. Toutefois, il est vrai qu'après avoir entrepris des études supérieures et débuté une carrière professionnelle, de nombreuses femmes continuent de renoncer à leur indépendance financière à l'arrivée de leur premier enfant. L'absence de structure dédiée à la petite enfance et la difficulté à concilier vie familiale et vie professionnelle leur fait souvent renoncer à la seconde.

 

http://img.photobucket.com/albums/v654/heffem/blog/posts/2006/12-december/05-maid/canadian-maid-cafe.jpg

 

Plus étonnante est la notion commerciale qui s'est développée autour de la place de la femme dans la société japonaise avec l'apparition de soubrettes. Ces jeunes filles reprennent l'image de la femme docile et servante et dorlotant les hommes. Il ne s'agit nullement de prostitution, mais d'une industrie du service qui s'est developpée dans ce que l'on nomme les Maid Café. Dans ces bars, les serveurs sont des serveuses habillées jupe courte, tablier, coiffe et collants. Elles servent les boissons, mais peuvent aussi venir tenir une conversation, jouer à des jeux de société ou chanter. Bref, toute activité ludique ou culturelle dans laquelle les hommes, fatigués par leurs journées de travail vont pouvoir venir dépenser leur argent et se relaxer. Ces commerces fleurissent au fur et à mesure que la solitude se développe au Japon. Ils ont tendance à recréer une image aujourd'hui quasiment disparue, celle des servantes qui officiaient dans les riches demeures, même si ces dernières n'avaient en réalité que peu de contacts avec le maitre de maison, mais obéissaient en réalité à une servante supérieure.

 

http://lock07.free.fr/Muramasa/Maid.jpg

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 09:15

Le scénario de Momohime dans Muramasa reprend à son compte plusieurs clichés traditionnels de la femme au Japon. Promise à un mariage arrangé, elle va s'affirmer et acquérir son indépendance par les armes, symbolisant la lutte que cela représente dans une société japonaise où elle n'est promise qu'à une vie de soumission. Sans faire de révélation sur le dénouement de son histoire, ce mariage n'aura finalement pas lieu et Momohime va finalement faire des choix qu'elle imposera.

 

http://lock07.free.fr/Muramasa/momohime.jpg

 

La destinée de Momohime est une métaphore de la place de la femme dans la société japonaise. Si la défaite de 1945 lui a octroyé un certain nombre de droits tels que le statut de citoyenne, le droit de vote ou bien encore le droit d'éligibilité, elle n'est pas encore l'égale de l'homme, au moins dans les consciences, et aussi paradoxal que cela puisse être, principalement dans celles des femmes elles-mêmes. Il faut dire que les changements qui résultent de l'occidentalisation du pays se confrontent à des siècles d'us et coutumes, où les femmes naissaient, vivaient et mourraient en étant soumises aux hommes. D'abord soumise à son père, la jeune fille ne quittait en effet le foyer parental que pour se retrouver sous l'autorité de son mari dans une union d'ailleurs souvent arrangée et dans laquelle elle n'avait rien à dire, avant de devoir obéir à ses propres fils. Son rôle se limitait principalement aux tâches domestiques. Le code de la famille redigé durant l'ère Meiji lui ordonnait d'être toujours souriante, prête et disponible pour son époux, affairée dans la journée en son absence, de telle sorte à ce que celui-ci, après sa journée de travail, trouve tout confort à son retour au foyer. Il a donc fallu attendre la seconde moitié du XXème siècle pour que les jeunes filles accèdent à une éducation similaire à celle des garçons et puissent s'émanciper, devenir indépendantes et accéder à des postes à responsabilité dans la société japonaise. Le seul échappatoire consistait à rentrer dans les ordres et devenir nonne.

 

http://data0.jeblog.fr/berenice/mod_article1323749_1.jpg

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 09:27

Le Japon, pays insulaire, est profondément et depuis toujours tourné vers la mer. Selon les mythes shintoïstes, le Japon serait un pays issu des flots (voir le mythe d'Izanagi et d'Izanami), ce qui n'est d'ailleurs pas totalement inexact puisque de nombreuses iles de l'archipel sont issues d'éruptions de volcans sous-marins. L'océan est craint, personnifié sous la forme d'un dieu dragon, Ryūjin, car ses colères emportent les hommes. Mais la mer est aussi nourricière et les japonais exploitent avantageusement les ressources maritimes des eaux chaudes qui les entourent.

 

http://www.images-chapitre.com/ima3/original/930/5789930_2330813.jpg

 

C'est le métier des pêcheurs, profession ancestrale et dangeureuse. Si les grands centres urbains se sont développés sur le littoral du pays, cela n'a d'ailleurs rien d'anodin. L'exemple de Tokyo est en cela particulièrement parlant. A l'origine, la ville se nommait Edo, ce qui signifie en japonais "porte de la baie". Au XVIème siècle, il ne s'agissait encore que d'un petit village de pêcheurs. En 1600 se déroula l'une des plus grandes guerres féodales du Japon, la bataille de Sekigahara. A l'issue de cette dernière, Ieyasu Tokugawa devint Shogun et fit d'Edo le centre du pouvoir politique, même si Kyoto restait la capitale du pays. En moins d'un siècle, la ville connut un développement fulgurant, en raison de l'installation du Shogun mais aussi et surtout grâce à sa situation privilégiée dans une baie de l'océan pacifique. Ainsi, la ville concentrait le pouvoir politique et le pouvoir économique du pays. En 1868, l'Empereur Mutsuhito quitta Kyoto pour Edo qui changa alors de nom pour devenir Tokyo, "la capitale de l'est" et l'une des plus grands mégalopoles au monde.

 

http://storage.canalblog.com/66/50/483319/41100517.jpg

 

Le développement de la ville a été rendu possible par l'installation du pouvoir politique, l'arrivée de la noblesse japonaise (les daimyos), des marchands et des commerçants mais le développement de toutes ces activités n'a été rendu possible que parce que les pêcheurs ont permis d'établir les premières activités commerciales et surtout d'assurer les besoins alimentaires de la ville. Le célèbre marché aux poissons de Tsukiji à Tokyo est d'ailleurs désormais le plus grand marché de poissons, crustacés et fruits de mer au monde.

 

http://lock07.free.fr/Muramasa/talk03.jpg

 

On peut regretter que le rôle des pêcheurs dans Muramasa se limite à des traversées en mer. Le commerce des poissons et autres ressources alimentaires maritimes du jeu, pourtant développé, est dévolu aux commerçants et aux restaurateurs du jeu.

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 09:40

Kubouzu est un jeune moine que l'on croise sur les routes de campagne dans Muramasa. Kubouzu est d'ailleurs un terme japonais désignant les apprentis moines bouddhistes.

 

http://lock07.free.fr/Muramasa/kobouzu.jpg

 

http://www.yuishinan.co.jp/_src/sc1187/kobouzu.gif

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 11:36

Tofu Kozo est un garçon qui vend des préparations culinaires à base de Tofu dans Muramasa. Son nom en japonais signifie d'ailleurs "enfant tofu".

 

http://lock07.free.fr/Muramasa/tofu_kozo.jpg

 

Ce personnage est issu d'une nouvelle écrite par un romancier japonais contemporain assez populaire, Natsuhiko Kyogoku, qui s'est fait une spécialité d'écrire des romans mettant en scène des yokais. Il se décrit d'ailleurs volonté comme chercheur en yokai. Tofu Kozo est le personnage principal de son livre "Tofu Kozo Sugoroku-dochu Furidashi" se déroulant durant l'époque Edo. Tofu Kozo est lui-même un yokai dans le roman. Il est le petit dernier d'une famille de monstres, mais son caractère plutôt timide ainsi que son apparence un peu naïve font qu'il est totalement incapable d'effrayer le moindre humain, même le plus peureux qui soit. La nouvelle narre le voyage initiatique de ce personnage à la recherche de ses origines et de sa mère. Beaucoup d'autres yokaïs interviennent autour de lui bien entendu, et il est la plupart du temps accompagné par un autre symbole fort de la culture traditionnelle japonaise, une poupée Daruma. Il est à noter que le roman a récemment fait l'objet d'une adaptation en film d'animation 3D, sorti uniquement au Japon le 29 avril 2011.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4a/Masasumi_Tofu-kozo.jpg

 

Le petit vendeur de Tofu dans Muramasa ne reprend pas l'histoire de ce personnage mais conserve en revanche ses caractéristiques physiques.

 

http://metropolis.co.jp/movies/files/2011/04/892-M-Tofu-Kozou.jpg

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